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Lieu
iGuzzini France
10 bd de la Bastille
75012 Paris
Luca Battaglia a fait la connaissance à Milan du photographe italien Gabriele Basilico alors qu’il se destinait à devenir architecte. A la fin d’une conférence, un échange personnel avec celui qui n’a eu de cesse de raconter la ville moderne affute le regard de Battaglia. Jusqu’à la disparition du photographe en 2013, les deux hommes vont régulièrement se croiser autour de projets où il est évidemment question de documenter l’architecture autrement.

Luca Battaglia est aujourd’hui un architecte confirmé. Riche d’expériences chez Yves Lion et Renzo Piano, il est depuis 2007 l’un des associés fondateurs de l’agence Fresh Architectures. Pour autant, il n’a jamais "raccroché" l’appareil photo qui l’accompagne depuis l’adolescence, animé par un besoin d’exprimer autrement sa pratique de l’architecture.

Folding Cities exprime selon lui l’idée que l’architecte redresse et plie les dessins de ses projets pour les rendre tangibles. Alors, à chaque fois qu’il le peut, Battaglia arpente la ville à la recherche de ces plis qui donnent vie à ces façades, dont la juxtaposition compose une trame autant qu’une texture urbaine. De New York à Paris, de Londres à Berlin, l’architecte-photographe traque le cadrage qui, une fois l’image révélée, joue avec la perception du réel. Aussi, jamais une présence humaine ou même le sol ne sont donnés à voir, Battaglia préférant tendre vers une certaine abstraction de la représentation.

Pour cet accrochage, l’architecte a réuni deux séries photographiques. Disposées quasi bord à bord, 13 images couleurs présentées en dyptique jouent avec l’agencement de l’espace et génèrent un travelling à travers une ville imaginaire recomposée. Libre à chacun de chercher à reconnaitre les sites, de se laisser porter par le caractère graphique du dispositif, voire de créer de nouveaux plis en jouant avec les panneaux pivotant du showroom.

La seconde série, composée d’une dizaine d’images en noir & blanc, questionne un pli plus imaginaire puisque les prises de vue soulignent la quasi parfaite symétrie des bâtiments choisis. A l’image d’un visage humain qui s’embellit de ses légères imperfections, ces architectures apparemment parfaites n’en deviennent que plus remarquables si quelques détails viennent en perturber l’axialité absolue : Le Grand Palais à Paris, le Duomo et la Scala à Milan, la station de métro de Ground Zéro à New York…

Les architectures sont ici très identifiables et l’image n’en devient que plus saisissante. Peut-être, chacun a-t-il déjà pratiqué ces endroits sans même se rendre compte de ce pli imaginaire que l’architecte a cherché à souligner. Là encore, il aura suffi de la quête d’un point de vue idéal pour faire s’exprimer toute la magie du dessin.
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